Modérateur: OcéaneO

Par bernard57
#32866 bonjour a vous tous .
Qui peut me parler de la consoude.ou peut t-on en trouver.
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Par crevette76
#32867 ici

et donc sur le site ici


Raboliot a écrit:Tout ce qu'on peut faire ......... :rolleyes:

Sous les peupliers, au bord des rivières, dans les lieux marécageux, les fossés, les grosses touffes de la grande consoude disent toujours un sol gorgé d'eau, une réserve inépuisable de nourriture et de sève grasse.

Vous reconnaîtrez facilement cette robuste plante vivace à ses feuilles épaisses et plus ou moins rêches, les inférieures ovales-lancéolées, pétiolées, atteignant 25 cm et plus, les moyennes sessiles, prolongées en aile sur la tige. Les fleurs roses, violacées ou d'un blanc jaunâtre, à corolle tubuleuse d'environ 15 mm, s'ouvrant en 5 lobes très courts, rebroussés, sont réunies en petites grappes roulées sur elles-mêmes avant la floraison et se déployant progressivement. La plante, qui atteint 1,20 m, possède une souche épaisse, ramifiée, non tubérisée.

La consoude fleurit de mai à juillet dans les lieux humides de presque toute la France, parfois en masses (dans les peupleraies) ; elle est rare dans le Midi. Il lui arrive d'envahir les jardins mal entretenus.

On utilise principalement sa racine, brune à l'extérieur, blanche à l'intérieur, épaisse de 1 à 2,5 cm, que l'on récolte de l'automne au printemps (de préférence au printemps) pour le séchage, toute l'année pour l'usage immédiat.

ne partage pas les vertus de la grande consoude. 2) Les préparations de consoude, riches en tanin, ne doivent pas être mises en contact avec le fer.

PROPRIÉTÉS MÉDICINALES

La grande consoude, dite aussi oreille d'âne (parmi beaucoup d'autres 0, est l'une de nos meilleures plantes cicatrisantes. consoude vient du latin consolida, de conso­lido, je consolide, je répare; symphytum, en grec, a le même sens. Autant dire que cette Borraginacée jouis­sait, chez les anciens, d'une grande estime. De Diosco­ride (1er siècle), qui la prescrivait contre les crachements de sang et sur les hémorroïdes, à Fernel (XVIe siècle), qui en composa un sirop longtemps réputé dans les maladies de poitrine, l'hémoptysie, la phtisie, la consoude connut en effet tous les emplois des grands vulnéraires, à l'inté­rieur comme à l'extérieur. Sa gloire s'éclipsa peu à peu dans les siècles suivants et c'est seulement au début du nôtre que le médecin anglais Macalister (1912) remarqua l'excellent effet de l'infusion concentrée de racine sur des ulcères rebelles à tout traitement. Il publia des observations qui incitèrent deux chercheurs également anglais, Titherley et Coppin, à étudier la composition chimique de la plante. L'analyse montra un taux élevé d'allantoïne,. substance épithéliogène présente dans le liquide amniotique des mammifères. Par la suite, on y trouva du tanin, une huile essentielle, une résine, beaucoup de mucilage, etc., et aussi des alcaloïdes inoffensifs aux doses médicinales. Ces divers constituants font de la plante une active répara­trice des tissus, à la fois a ntihémorragique, cicatrisante et calmante.

• Usage interne

La consoude s'indique utilement dans les maladies des voies respiratoires : bronchites, trachéites, toux rebelle. Ses propriétés cicatrisantes en font un adjuvant de valeur dans la tuberculose pulmonaire, où elle peut entraver l'hémoptysie (voir aussi "Potentille", "Prêle"). L'infusion concentrée (100 g de racine séchée pour 1 litre d'eau bouillante, laisser en contact une nuit) calme rapidement la diarrhée, favorise la cicatrisation des ulcères gastro­duodénaux, combat l'inflammation des colites; 1 tasse après les repas ou au moment des douleurs.
En mémoire de l'ancienne médecine, voici la recette quatre fois centenaire du sirop de consoude de Fernel (plantes fraîches) :

sommités de consoude: 250 g pétales de roses rouges: 450 g bétoine: 450 g

plantain: 450 g

pimprenelle: 450 g scabieuse: 450 g

tussilage : 450 g.

Piler toutes ces herbes, en exprimer le jus dans un linge, ajouter 1,250 kg de sucre et porter à ébullition; au premier bouillon, ajouter 250 g de racines de consoude nettoyées et râpées. Faire cuire jusqu'à consistance de sirop, passer et conserver en flacons bien bouchés. Ce sirop a été longtemps prescrit pour combattre les diar­rhées, les hémorragies, la toux et dans diverses affections des voies respiratoires.

• Usage externe

C'est ici que la consoude vulnéraire manifeste au plus haut ses vertus. La racine fraîche, épluchée, bien lavée, ébouillantée, broyée, donne les meilleurs résultats. La décoction concentrée peut cependant la remplacer: 200 g de racine sèche, concassée, par litre d'eau; faire bouillir 20 mn à feu doux, à couvert. On utilisera l'une ou l'autre de ces préparations sur les ulcères, les plaies suppu­rantes, les escarres, les brûlures profondes. Les Dr Leclerc et Decaux (1943) ont obtenu un résultat spectaculaire d'une pommade à base de consoude sur un "vaste et profond ulcère variqueux" et le premier de ces deux pra­ticiens a maintes fois observé l'efficacité de la plante dans les détériorations graves du derme. Les travaux de J.-L. Teissier (1947) attestent aussi que la grande consoude déterge les plaies, tarit les suppurations, entraîne une régénération rapide des tissus. S'il n'est guère utile de s'en servir sur les plaies de peu d'importance pour lesquelles un bon nettoyage à l'eau oxygénée, suivi d'un panse­ment, suffit généralement et que les propres défenses de l'organisme ferment promptement, il faut s'en souvenir chaque fois qu'une cicatrisation tarde à s'opérer.

Sur les brûlures du premier degré, la pulpe fraîche procure un soulagement rapide. Elle calme et cicatrise
promptement les gerçures des seins: les nourrices, autre­fois, pratiquaient dans la racine fraîche une cavité de la taille d'un dé à coudre et y introduisaient le mamelon gercé ; cette recette simple et sans danger, naguère bien connue dans les campagnes, convaincra celles qui l'utili­seront de la réelle efficacité des simples (quand on ne trouve que des racines trop petites, les nettoyer soigneu­sement, les réduire en pulpe et en faire des cataplasmes).

En injections, l'infusion concentrée est un bon remède de la métrite, de la vaginite, de la leucorrhée et de la plu­part des inflammations des organes génitaux féminins.

USAGES DIVERS

Les jeunes feuilles sont comestibles en salade ou, de pré­férence, cuites à la façon de l'épinard. En Allemagne, on en fait des beignets, recette qui va bien à leur épaisseur mucilagineuse

source

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Par lombricolo 63
#32868 Bonjour Bernard 57,
la consoude "sauvage" a un inconvénient principal ,si elle se plait dans ton jardin elle peut y devenir envahissante.Pour éviter ce petit souci il faut planter la consoude bocking 14 qui est une hybride stérile. On peut en trouver sur le net et pas à l'autre bout du monde,ici par exemple:
http://www.b-actif.fr/achat-bouture-con ... ng-14.html
avec les conseils de culture en prime .
A+
Lombricolo63
Par Heidi
#33107 moi, j'en ai trouvé au bord de la route, près d'un bois...


après, y'a pas mal de gens qui disent que c'est envahissant (ça se ressème...) et qu'il vaut mieux acheter de la BOOKING 14 qui se multiplie uniquement par des tronçons de racines....

les boutures que j'avais faites, je les ai déplacées... ça avait déja de belles racines en presque un an !!!
mais j'en donne aux vers, je met des feuilles au fond des trous de plantation, avec de l'ortie et de la prele...
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Par bce1970
#33177
lombricolo 63 a écrit:Pour éviter ce petit souci il faut planter la consoude bocking 14 qui est une hybride stérile.

J'ai bien compris le sens de ta phrase, mais j'ai une question complémentaire. Tu crois que si ma consoude n'est pas envahissante c'est forcément de la bocking 14 ?
Par Heidi
#33244 ça dépend aussi comment tu l'utilises !!!

meme la booking 14 grossit bien...

les autres, si on la laisse se ressemer toute seule... ça pousse...
si on l'a plantée pour la tailler régulièrement et pailler avec... on trouve qu'elle pousse pas assez vite !!!!
et pour le moment, je n'ai pas encore eu de graines...
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Par lombricolo 63
#33247 Bonjour à vous,
la consoude sauvage se sème toute seule dans la nature alors si elle trouve un endroit qui lui plait ,un jardin riche et bien humide, pourquoi ne prendrait-elle pas ses aises.J'en ai un petit plant dans un coin qui fleuri mais qui n'a pas de descendance pour l'instant.De là à dire que c'est de la Booking ,je ne sais pas (on me l'a donné sans précision) mais peut-être qu'elle est un peu trop jeune ou le terrain ne lui convient pas. Moi pour l'instant ça me va ,je n'ai pas de place et je sais où en trouver.
A+
Lombricolo63
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Par Moniquette
#33601 Bonjour Gwendahu et Lombricolo

Je réponds ici car j'étais partie sur des sentiers détournés par rapport au fil de la conversation "Consoude hachée" : celle qu'on peut donner aux vers.
Et moi je parlais de faire pousser la consoude, donc ce sera mieux ici :


Merci pour vos conseils !

Je suis revenue du camping où je m'étais retirée pour échapper au tumulte et aux décibels tonitruants de la fête de la musique (mais où est passée la musique ?). Je préfère le concert des oiseaux et la jolie mélodie de l'eau qui court dans le ruisseau. (à ce sujet j'aurais une histoire à vous raconter mais dans une autre rubrique)
Revenons à la consoude. Je ne connaissais pas la consoude jusqu'à ce qu'on en parle sur ce forum (Heidi), et même aujourd'hui que j'en ai chez moi, je ne me rappelle pas d'avoir jamais vu cette plante par ici, je parle de la variété sauvage, qui doit tout de même être assez ressemblante avec les espèces cultivées. Je serais bien en peine d'aller l'en ramasser. Je vais donc en acheter quelques boutures de rhizomes comme tu as fait, Gwendahu.

Je voudrais de la consoude pour mes tomates, j'ai lu sur plusieurs sites que c'est un engrais top pour tous les légumes du potager, et en particulier les tomates. Comme les miennes sont installées en jardinière, et que l'année dernière j'ai eu une récolte plus que limitée malgré l'arrosage au thé de vers, je voulais tester cette année la consoude (que je ne vais du coup pas utiliser en purin à cause de l'odeur sur le balcon !, mais juste en enfouissant quelques feuilles de temps en temps dans la terre)

Pour cette année c'est raté, je commanderai des rhizomes de consoude au printemps prochain. Je vais m'orienter alors cette année sur l'autre engrais dont on ne peut pas trop parler. Nous verrons bien les résultats. Mais je dois dire que pour le moment, je trouve que mes tomates poussent vraiment bien ; je leur avais incorporé au terreau toute ma récolte de lombricompost depuis l'automne + au fond de chaque trou de plantation une poignée de ces fameuses orties décriées par Lombricolo à cause de la faim d'azote. Comme je n'ai toujours rien compris à ce concept de faim d'azote malgré des recherches tous azimuts (internet, forum, livres, ...), je me suis dit que peut-être mes tomates seront-elles aussi ignorantes que moi, et que ne sachant pas qui est l'ennemi, celui-ci ne pourra pas leur faire du mal. :mrgreen: Ce raisonnement bizarre et farfelu a tout l'air d'avoir fonctionné... :floor

à l'an prochain pour mon expérience avec la consoude ! (je pense que la 3ème espèce doit être la consoude de Russie, d'après mes lectures ?)
Moniquette
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Par lombricolo 63
#33604 Bonjour Moniquette,
le principe de la faim d'azote est assez simple. Quand un déchet organique se décompose sous l'action des bactéries,celles-ci consomment de l'azote.En conditions aérobie,l'azote sera puisé dans l'air ,en conditions anaérobie dans le sol ,l'azote sera puisé dans la terre pendant le temps de la décomposition mais sera restitué plus tard .Donc, pendant le temps de la décomposition ,l'azote n'est pas disponible pour les plantes c'est ce qu'on appelle la faim d'azote.Si on veut éviter cela,il faut enfouir suffisamment profond pour que la décomposition soit finie avant que les racines arrivent à cette profondeur,d'où la couche de terre entre le pied de tomate et l'ortie au fond du trou de plantation.
Bon,pour la consoude ,il y a peut-être des moyens d'en trouver en cherchant du coté des jardiniers qui en ont dans un coin, les jardiniers aiment bien partager.
A défaut de consoude ,tu peux pailler tes pieds de tomates avec des orties (sans graines,of course) c'est très bon aussi.
A+
Lombricolo63
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Par papyjo1
#40092 Bonjour Lombricolo.
La consoude est mon alliée depuis des années. Voila un certain nombre d'année que j'en ai fais de nouvelles pouces. (les premières étais au bord du ruisseau, cela deviens trop dangereux pour m'y aventurer) . J'ai planté celle-ci, en terrain plat, du coté latéral de la serre en verre.
Cette année la troisième repousses est déjà a 30 cm de haut. j'en fait toujours du purin avec une partie. Le reste est bien souvent mis aux asperges.
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Par lombricolo 63
#40093 Bonjour Papyjo1,
Toujours un plaisir de te lire.
La consoude est un très bon allié du jardinier. L'an dernier, j'ai appris à faire du pur jus de consoude. Un très bon cicatrisant pour toutes les blessures des plantes et arbres: grêle, tailles ou accidents , on badigeonne au pinceau et ça guérit mieux.

C'est aussi un bon soutien de floraison et fructification.
http://www.fortiech.fr/pur-jus-de-conso ... mploi.html
A+
Lombricolo63
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Par papyjo1
#40094 Bonjour.
Nous avons fait une presse a froid pour récolter le jus de consoude.
Tous simple un tube PVC, un sceau qui s'adapte dans le bas du tube, bas du tube qui est fermé par un système de filtration, on y introduit les morceaux de consoude et on presse avec un pois.
Le tout placé à l'ombre.
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Par lombricolo 63
#40095 Bonjour Papyjo1,

j'ai fait la version deux caisses encastrables dont une avec un robinet . Pour tout dire ,c'est le bac à jus d' un ancien lombricomposteur 40x30x30x que je trouvais trop haut . La caisse de dessus est lestée avec une pierre.
A+
Lombricolo63
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Par papyjo1
#40096 !!!Très bonne idée :clap: iii